Federer : Info ou Intox ?
Depuis le début du tournoi, Roger Federer, tant à l’issue de son match contre l’argentin Acasuso, que contre le français Paul Henri Mathieu, semble délivrer des messages « langue de bois » assurant avoir réalisé chaque fois un excellent match contre un adversaire qualitatif parfaitement adapté à la terre battue et reconnaîssant toutefois n’avoir eu de difficultées qu’à cause des conditions atmosphériques. Vrai ou Faux ? Où situer les sautes de concentration, les pannes de coup droit, sa relative difficultée sur les balles hautes de revers et un service encore un peu erratique ? Roger a-t-il réellement trouvé à Madrid cette confiance qu’il affiche invariablement ?
Il me semble toutefois que ce que l’on qualifiait à sa meilleure période de « chance » , c’est-à-dire cette facultée (qui était sa signature) a remporter tous les points clés sur des coups venus d’ailleurs, l’habite à nouveau, lui permettant de retrouver ce côté nonchalant et détaché que seuls les génies semblent véhiculer. La question reste entière et elle rajoute une note positive à cette fin de tournoi.

